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Lundi 17 Septembre
Aux portes du désert...
Le Grand Colisée de Thysdrus à El Jem
Monument construit en 8 ans seulement de 230 à 238 ap J-C ! Par sa taille et son état de conservation (très bon comme vous avez pu le constater de vos yeux!!) du 3ème colisée du monde
romain après ceux de Rome et de Capoue et devant ceux de Carthage, Arles et Nîmes .
Il pouvait accueillir 30 000 spectateurs (contre 10 000 au petit colisée d'El Jem, près de celui-ci mais dont il ne reste presque plus rien.
Cependant, le grand que nous avons visité aurait pu être encore dans un meilleur état si Ali Bey n'en n'avait pas détruit une partie au XVIII°s, si les Italiens ne l'avait pas bombardé par
erreur pendant la seconde guerre mondiale (c'est bien un comble de la part des descendants des romains mais bon, depuis ils ont reconstruit la partie qu'ils ont détruite... Tant qu'on y était,
ils auraient pu tout restaurer!!) et si au fil du temps les gens ne s'étaient pas servi des colonnes, chapîteaux et pierre (comme à Carthage...) pour construire d'autres bâtiments: maisons,
mosquées...
Nos amis russes que l'on a retrouvé de sites en sites (mais aussi au restaurant et là, notre guide n'a pas eu tord de nous prévenir de leur appétit, ils ont dévalisé le self sous nos
yeux et estomacs !!
La foule de touristes qui font la queue alors que grâce à l'organisation efficace de notre guide nous sommes entrés tout de suite
Quelques 500 km plus tard...Dans le Matmata
Matmata n'est pas une ville mais une région peuplée par les berbères... Nous avons pu à cette occasion
admirer de beaux paysages, si différents de ceux qui défilaient d'El Jem, composés de rangées d'oliviers infinies, jusqu'ici, où la montagne aride nous a étonnée... Des montagnes à perte de
vue, clairsemées d'une végétation jaunie par la chaleur, de rivières assêchées dont on devine pourtant encore le cours. Mais aux portes du Sahara et malgré l'apparence d'une nature
désertée
par l'homme, en regardant de plus
près on apperçoit toute une vie sous terraine à l'abri du soleil cuisant. Dispersées un peu partout, des maisons troglodytes sont creusées dans la terre argileuse permettant à la fois une bonne
isolation mais également une protection face aux envahisseurs (et il y en a eu toute une série: Phéniciens, Romains, Vandales, Byzantins, Arabes...mais j'y reviendrai plus longuement dans un
article sur l'histoire de la Tunisie.
Un cratère au milieu de l'habitation permet d'apporter lumière et air (vu qu'il n'y a pas de fenêtres). Les chambres sont alors disposées tout autour de ce puit de jour.
Pour mieux nous rendre compte de l'aspect intérieur de l'habitation troglodytique berbère nous avons visité une demeure en particulier. C'est très rustique mais confortable, en effet, les
habitants disposent de l'eau courante et de l'électricité. L'Etat tunisien encourage même les habitants à rester dans leur maison pour que la région continue d'être entretenue (terrasses pour
éviter l'érosion des montagnes...) et pour éviter l'exode rural et le surpeuplement dans les villes. Et puis, le tourisme, depuis que l'Etat l'a développé est une source de revenus et permet
ainsi le maintient des traditions berbères dans un certain sens...
Vers Douz
Du Matmata à Douz, plus d'oliviers mais des bidons tout aussi bien alignés ! Il s'agit d'un trafic d'essence bien rôdé ! Les camionneurs Libyens qui viennent chercher des marchandises
tunisiennes et qui font donc l'aller à vide transportent néanmoins des bidons pour les vendre à des commerçants qui les revendent ensuite aux automobilistes. Il faut dire qu'en Libye le litre
d'essence coûte 0,55 dinars alors qu'en Tunisie, bien qu'en étant aussi un pays pétrolier, il est 3 fois plus cher (à 1,55).
Du coup, toutes les pompes à essence près de la frontière avec la Libye ont fait faillite mais le gouvernement tunisien ferme les yeux sur ce commerce bien qu'illégal parce qu'environ 180 000
Tunisiens travaillaient pour des compagnies pétrolières Libyennes jusqu'à ce qu'un embargo les pousse à revenir massivement en Tunisie où le taux de chômage est déjà de 13 % !
Le long de la route nous avons aussi vu les boucheries... On observe ainsi toutes les étapes depuis l'élevage du mouton, broutant paisiblement, puis que l'on choisit dans le troupeau, qui attend
sagement devant la boucherie (à partir de là, ça commence à sentir le roussit pour lui...), et enfin que l'on voit pendu devant la boucherie. Ainsi, le client est sûr de la fraîcheur de la viande
qu'il achète. Mais bon, ces méthodes ont fait dresser les cheveux de notre ami qui travaille dans un abattoir...
Nous voilà aux portes du désert, plus de montagnes, l'ombre d'un arbuste, rien que du sable, très fin d'ailleurs.
Bon, là je vais avoir besoin du récit de la majorité d'entre vous qui ont fait un tour à dos de dromadaire et même de Méhari ! Ca fait partie des excursions facultatives (mais payantes en plus!
C'était pas indiqué dans le descriptif du voyage, ils sont malins à Marmara !! Ceci dit nous ne pouvons pas nous plaindre de l'organisation de ce voyage, c'était très bien, ne
soyons pas trop critiques) auxquelles je n'ai pas participé !
Vous êtes rentrés certes enchantés mais surtout très rouges... J'en déduis qu'il faisait particulièrement chaud sous les djélabas... Mais je vous rassure, les russes étaient dans un état plus
critique que le votre !
En revanche, je peux vous parler de la piscine chaude à l'hôtel de Douz, que j'ai testé pour vous. Vous avez eu tord de ne pas vous être laisser tenter... Annie et moi sommes unanimes, c'était un
vrai délice...
Malgré la chaleur, c'était très agréable de nager dans un bain à 37°C ! Qu'importe la couleur marron de l'eau tant c'était décontractant ! Vous savez maintenant ce que vous avez raté !
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